Gnome 3 sous ArchLinux : installation, astuces et premières impressions

Aujourd\’hui, je me suis lancé dans l\’installation sous ma distribution ArchLinux de Gnome 3 sorti il y a quelques jours. À l\’heure où j\’écris ces lignes (c\’est-à-dire avant le passage dans extra), l\’installation se fait de la façon suivante :

Il faut dans un premier temps activer les dépôts testing d\’ArchLinux. Pour ce faire, il suffit de dé-commenter les lignes correspondantes dans /etc/pacman.conf :

[testing]
Include = /etc/pacman.d/mirrorlist

Ensuite, une simple mise à jour et l\’installation de gnome-shell et gnome-tweak-tool fera le reste :

$ sudo pacman -Suy
...
$ sudo pacman -S gnome-shell gnome-tweak-tool

Un reboot plus tard et le tour est joué!

\"Activités\"

 

Le paquet gnome-tweak-tool n\’est pas indispensable. Cependant, il permet de faire quelques réglages sur l\’interface et c\’est assez appréciable pour certaines choses. Mais j\’y reviendrai!

\"Tweak

 

Je vais donc vous livrer mes premières impressions un peu en vrac et tâchant ici et là de vous donner quelques astuces qui vous éviteront de perdre du temps…
Tout d\’abord, je dois le reconnaître, je trouve l\’interface vraiment belle. Un gros travail de design graphique a été fait et c\’est très agréable. Je regrette cependant la qualité des icônes utilisés. Mais un coup de Faenza plus tard et on a quelque chose de bien (une fois Faenza installé, gnome-tweak-tool permet de sélectionner ce set d\’icônes). Enfin, je trouve le choix de la police et sa taille pas fantastiques mais là encore ce sont des appréciations personnelles et ça se règle assez facilement, toujours avec gnome-tweak-tool. Les premières minutes d\’utilisation sont très déroutantes et pourront en décourager certains. Cependant, je suis de ceux qui n\’ont pas peur du changement et je dois dire qu\’au bout de quelques heures cette nouvelle interface s\’avère très efficace.

Parmi les petits changements qui sont assez troublants, j\’ai noté :

  • la disparition des boutons \ »réduire\ » et \ »maximiser\ » sur les fenêtres. Là encore, gnome-tweak-tool permet de les restaurer. En réalité c\’est surtout le bouton \ »réduire\ » qui m\’a manqué. La maximisation des fenêtres se fait très simplement en déplaçant celle-ci vers le haut de l\’écran. À noter que de la même manière, on peut déplacer une fenêtre vers un côté de l\’écran de façon à ce qu\’elle prenne en largeur exactement la moitié du bureau. Ceci est très utile pour positionner rapidement deux fenêtres côte à côte.
  • La suppression, en tous cas sur un ordinateur portable, des boutons \ »Éteindre\ » et \ »Redémarrer\ » du menu utilisateur. Seul \ »Mettre en veille\ » est disponible. Je dois dire que je ne comprend pas ce choix… Quoi qu\’il en soit lorsque vous affichez le menu utilisateur, le bouton \ »Mettre en veille\ » peut se transformer en \ »Éteindre…\ » si vous maintenez la touche Alt enfoncée. Il y a très certainement un moyen de fixer ce bouton sur le menu mais je ne l\’ai pas encore trouvé…

    \"Menu

  • gnome-do m\’a posé des problèmes. J\’avais pour habitude de l\’utiliser mais j\’ai dû le désinstaller. Ceci est principalement dû, je pense, au fait que la touche Windows est maintenant une des touches centrales de Gnome 3 puisqu\’elle permet d\’accéder à la fenêtre des activités. Or, cette touche est aussi la touche qu\’il faut combiner à la barre d\’espace pour utiliser gnome-do. Quoi qu\’il en soit, bien qu\’il soit possible de changer cette combinaison, gnome-do n\’est plus vraiment utile puisque justement, la fenêtre d\’activités réagit plus ou moins comme lui. Dès lors que vous commencez à taper du texte, les icônes des applications sont filtrées de façon à faire apparaître celle que vous voulez lancer. À noter cependant qu\’il semblerait que les icônes ne se trient pas par fréquence d\’utilisation comme avec gnome-do ce qui est un peu dommage…
  • Parfois, lors du lancement d\’une application, celle-ci se lance en \ »background\ » et une notification apparaît une fois le programme prêt. Là encore, je ne comprend pas vraiment la logique puisqu\’il faut alors cliquer sur la notification pour afficher la fenêtre du programme. Une étape supplémentaire pour afficher une fenêtre d\’application c\’est un peu dommage!
  • Le clic droit sur le bureau n\’a plus aucun effet. Il faudra apprendre à vivre sans…
  • La refonte de l\’application de paramétrage (fond d\’écran, police d\’écriture, effets, …) n\’est pas vraiment une réussite. Sans gnome-tweak-tool, difficile de faire grand chose finalement. Ou alors c\’est bien caché!
  • J\’ai enfin noté quelques lenteurs à deux niveaux. Premièrement, au chargement de Gnome 3 lors du démarrage de l\’OS. Deuxièmement, à l\’affichage de l\’onglet \ »Applications\ » qui liste les icônes de toutes les applications installées. C\’est parfois instantané, parfois non.

Voilà, ce sont en vrac les quelques points \ »négatifs\ » que j\’ai relevé après un petit temps d\’utilisation. Ce n\’est rien de dramatique et ce sont des détails qui se règlent assez facilement. Les points positifs maintenant :

  • Le graphisme est bien travaillé! Ça ne sera peut-être pas au goût de tout le monde mais voilà une interface qui ne nécessite pas l\’installation d\’un thème pour être jolie et agréable (hormis les icônes comme évoqué précédemment).
  • le système de notification a également été grandement amélioré et vraiment intégré dans l\’interface. Pour le coup, ce système est très bien imaginé et je pense notamment aux notifications des messageries instantanées. Ces boites de notifications permettent par exemple de répondre directement à son contact sans ouvrir de fenêtre.

    \"\"

  • Le système proche de gnome-do intégré de base dans Gnome 3. Comme dit précédemment, je nuance ce point avec le tri qui ne se fait pas en fonction de la fréquence d\’utilisation.
  • Une gestion dynamique des espaces de travail a été ajoutée. Le principe est simple, il y a toujours un et un seul espace de travail libre disponible. Dès que vous ouvrez une fenêtre dedans, un nouvel espace se crée et inversement.
  • La fenêtre des activités est vraiment un plus selon moi. Je sais que je ne vais pas faire l\’unanimité en disant ça mais c\’est vraiment un point qui m\’a convaincu. Cette fenêtre permet de regrouper toutes les actions de l\’utilisateur qui sont hors des applications elles-mêmes. Ainsi, c\’est depuis cette fenêtre qu\’on ouvre (voire qu\’on ferme) une application, qu\’on parcourt les programmes disponible, qu\’on gère ses applications favorites, etc… le tout accessible rapidement. Le bureau ne sert donc plus a autre chose qu\’à gérer les applications ouvertes. La suppression de la barre des tâches offre, qui plus est, un gain de place intéressant. Alors certes, on est habitué depuis 20 ans au bureau avec ses icônes, son menu, sa barre des tâches, etc… mais un peu de changement ne fait pas de mal. C\’est un choix un peu risqué de la part de l\’équipe de développement de Gnome mais je trouve que ça en vaut la peine.
  • Le calendrier/agenda intégré! Un screenshot sera plus parlant :

    \"Calendrier\"

  • Deux boutons \ »Wikipedia\ » et \ »Google\ » ont été ajouté dans la fenêtre d\’activités. Ces boutons apparaissent lors d\’une recherche à la gnome-do et ouvrent une page dans le navigateur par défaut à la page correspondante à la recherche. Cette idée me plaît bien. Reste à voir à la longue si ces boutons seront utilisés ou pas…
  • Enfin dernier point et pas des moindres : lors de l\’ouverture d\’une application, si celle-ci est déjà en cours d\’utilisation, c\’est cette dernière instance qui sera renvoyée à l\’utilisateur. Il faudra spécifier explicitement par un clic droit sur l\’icône que l\’on souhaite ouvrir une nouvelle fenêtre.

Voilà, je pense avoir fait le tour de ces premières impressions à l\’utilisation de Gnome 3. J\’en suis satisfait et je ne compte pas abandonner la surcouche Gnome Shell. Il y a certes des comportements parfois étranges mais ce sont sans aucun doutes des défauts qui seront corrigés dans les jours a venir. J\’ai eu l\’occasion de tester également Unity, qui sera utilisé dans la prochaine release d\’Ubuntu et je lui préfère Gnome 3/Gnome Shell qui me parait plus abouti et qui prend totalement le parti de cette nouvelle interface utilisateur.

 

Aquilenet, FAI associatif Aquitain : Interview d\’un des fondateurs

\"Aquilenet\"J\’avais déjà évoqué l\’association Aquilenet dans un billet précédent puisque c\’est elle qui avait organisé il y a quelques semaines la conférence \ »Internet et Libertés\ » en présence de Jérémie Zimmermann de la Quadrature Du Net.

Si je lui consacre entièrement un billet aujourd\’hui, c\’est parce que depuis quelques jours, ce FAI associatif a lancé officiellement ses ouvertures de lignes ADSL. Aquilenet se présente ainsi :

Aquilenet est une association fournisseur d\’accès à Internet (FAI), actuellement sur sa lancée de lignes ADSL \ »avec du vrai Internet\ » en Aquitaine depuis janvier 2011, membre fondateur de la Fédération FDN. Nous avons préféré attendre d\’avoir quelques lignes en fonction avant d\’ouvrir publiquement le service, il est maintenant temps pour de nouveaux adhérents de nous rejoindre, pour s\’abonner ou simplement nous soutenir !

Pourquoi Aquilenet ? Parce qu\’il s\’agit de \ »vrai Internet\ »: un Internet sans bridage, sans filtres, sans collecte d\’informations à des fins commerciales et sans contrainte à l\’innovation. Il s\’agit donc d\’un branchement direct au réseau avec des services fournis au maximum de la bande passante possible. Une IP fixe, (un reverse DNS, une délégation DNS, etc.), une interface de gestion de son compte, un coût mensuel maîtrisé. Étant une association loi 1901, Aquilenet offre de la transparence sur les comptes et n\’a pas d\’objectif de rentabilité. Nous facturons donc les lignes en fonction de leur prix de revient, et chaque adhérent peut le vérifier. L\’association n\’utilise que des solutions libres, ce qui nous permet d\’être dans une démarche de construction des services avec les adhérents. Chacun peut participer à développer l\’infrastructure…

Pour en savoir un peu plus, j\’ai interrogé Samuel Thibault un des fondateurs de l’association.

Bonjour Samuel, peux-tu te présenter brièvement?

Je suis enseignant-chercheur à l\’Université Bordeaux 1, spécialisé en calcul parallèle haute performance. Je suis par ailleurs développeur Debian, dont je m\’occupe de l\’accessibilité, et je suis un des mainteneurs de GNU/Hurd. De plus, je joue de la batterie et du trombone dans divers orchestres. Enfin, je suis trésorier d\’Aquilenet.

Peux-tu nous expliquer en quelques mots ce qu\’est Aquilenet?

Il s\’agit d\’une association pour remuer le réseau Internet en Aquitaine. Elle est notamment Fournisseur d\’Accès Internet: elle fournit actuellement un accès à Internet via des lignes ADSL. Elle compte également développer la structure du réseau Internet en Aquitaine: interconnexion locale et avec nos voisins à Brives, Sames, Toulouse, Lyon, … plutôt que systématiquement remonter à Paris.

Quel est l\’intérêt d\’un FAI associatif?

L\’intérêt d\’un FAI associatif est que les abonnés sont adhérents de l\’association, c\’est-à-dire qu\’ils ont droit de regard sur la politique menée par l\’association et peuvent mettre la main à la pâte: politique de non-filtrage, tarification (avec tarifs étudiants par exemple), développement de nouveaux services, etc.

Et pourquoi une implantation régionale?

Il y a plusieurs réponses. FDN est le premier Fournisseur d\’Accès Internet français encore en activité. Il se trouve qu\’il est associatif. Récemment, FDN a commencé à grossir de plus en plus (200 lignes ADSL à l\’heure actuelle), et cela commence à poser problème: il y a typiquement une centaine de personnes qui assistent à l\’AG ! Fonder des FAIs locaux, qui restent à taille humaine, permet de décharger en quelque sorte FDN. Fonder des opérateurs est par ailleurs bénéfique pour le réseau ! Lorsque l\’on regarde l\’implantation des LIRs en France (https://lirportal.ripe.net/maps/locator/) on note une centralisation extrême à Paris, alors que nos voisins européens voient leurs opérateurs répartis géographiquement. En France la topologie du réseau est essentiellement en étoile, or on sait bien que c\’est moins robuste et efficace qu\’un maillage. Fonder des opérateurs locaux est donc une manière de remailler le territoire. C\’est également une manière de dynamiser le réseau localement. Au datacenter de Bordeaux-Lac par exemple, il n\’y a pas d\’IX, l\’outil qui pourrait permettre aux PMI/PME de s\’interconnecter directement en local, plutôt que remonter tous les flux à Paris juste pour redescendre aussitôt à Bordeaux, encombrant ainsi les fibres entre les deux alors qu\’il suffit de mettre un câble en local. Aquilenet compte aider à la création d\’un GIXE qui s\’en occuperait. C\’est enfin un point de rencontre local pour les férus de réseau ! Aller à Paris juste pour causer switches Ethernet, c\’est onéreux. Un opérateur local peut organiser des rencontres locales pour causer, boire des bières, etc. qui sont autant d\’occasions de plus facilement convaincre des gens de s\’abonner à un FAI associatif.

Peux-tu nous expliquer comment tout ça fonctionne (à qui appartiennent les lignes? à quel niveau intervenez-vous? etc…)?

Aquilenet n\’est pour le moment qu\’une \ »marque blanche\ », c\’est-à-dire qu\’elle ne fait que commander des lignes à FDN pour le compte de ses adhérents, et récolter les sous :) Nous comptons par la suite nous occuper petit à petit de plus en plus des différents éléments de l\’accès Internet. Par ailleurs, FDN ne possède pas sa propre infrastructure ADSL et sous-traite à Nerim, qui lui-même sous-traite à SFR (cas dégroupé) ou à France Télécom (cas non dégroupé). Actuellement, ce qui se passe lors d’une prise de ligne ADSL dégroupée est donc:

  • un adhérent soumet sa demande de souscription à Aquilenet.
  • Aquilenet commande la ligne auprès de FDN, qui la commande auprès de Nerim, qui la commande auprès de SFR, qui la commande auprès de France Télécom.
  • SFR remonte la collecte ADSL à Paris et la livre à Nerim, qui la livre à FDN.
  • FDN réceptionne la collecte, et redistribue vers Internet via l\’opérateur alternatif Gitoyen.
  • SFR facture à Nerim, qui facture à FDN. Gitoyen facture à FDN. FDN facture à Aquilenet, qui facture à l\’adhérent.

Cela parait bien long comme chemin, il est vrai qu\’ajouter des intérmédiaires pourrait nuire. Il se trouve que la construction de ligne ne prend tout de même typiquement que quelques jours. Les intermédiaires prennent bien sûr leurs marges, mais de toutes façons pour l\’ADSL il n\’y a guère le choix: ni France Télécom ni free ne sont ouverts à fournir le service, SFR n\’accepte plus de traiter directement avec FDN, et malgré sa bonne volonté, Nerim n\’est pas forcément encline à établir des contrats avec de nombreux FAIs locaux. Poser soi-même des DSLAMs nécessite enfin un investissement bien trop important pour une association. Aquilenet n\’a donc qu\’un rôle purement administratif pour l\’ADSL, et sous-traite toute la technique à FDN. Une autre possibilité aurait été de n\’acheter que la collecte à FDN: le scénario aurait été le même, sauf que plutôt que redistribuer vers Internet, FDN aurait livré la collecte à Aquilenet, qui devrait alors se débrouiller pour redistribuer vers Internet. Le hic, c\’est que la livraison ADSL a à priori de toutes façons lieu à Paris, cela nous a donc semblé inutile de dépenser du temps pour finalement rester dans un scénario centralisé à Paris, nous préférons le dépenser sur des projets plus locaux.

Où intervient le libre?

Tout le chemin entre le modem de l\’abonné et FDN appartient tantôt à France Télécom, SFR, Nerim, donc dépend d\’eux a priori. Mais ceux-ci n\’ont pas à regarder ce qui y passe, le contrat ne stipule que la fourniture d\’un câble virtuel entre l\’abonné et FDN, qui est alors utilisé librement pour faire passer n\’importe quoi, notamment de l\’IPv4 et de l\’IPv6 sous toutes leurs formes, sans aucune contrainte, que ce soit en termes de différenciation de débits, de fermetures de ports, de possibilités de routages, etc.: c\’est vraiment juste un câble passif, avec lequel on fait ce que l\’on veut entre l\’abonné et FDN. Si ces opérateurs le voulaient vraiment (mais ils n\’auraient pas suffisamment d\’intérêt commercial à cela), ils pourraient dépenser du matériel et du temps pour ajouter un DPI ; on pourrait alors au pire utiliser une option de chiffrement de PPP. À l\’inverse, les fournisseurs d\’accès commerciaux ont tendance à fermer certains ports, refuser de fournir aux abonnés différentes IP (statiques), une délégation rDNS, voire différencier les flux: ralentir volontairement le débit disponible depuis certains sites jugés concurrents.

La \ »neutralité du réseau\ » que vous proposez suppose donc que vous êtes à l\’abri du flicage (HADOPI) et du filtrage (LOPPSI)?

On ne peut pas être à l\’abri des lois: si une loi (et surtout, les décrets correspondant) impose un flicage ou un filtrage, on n\’a guère d\’autre choix que de l\’appliquer, sinon c\’est du pénal. Il peut par contre arriver que l\’on traîne à le faire, et apporter une justification de difficulté technique (qui est réelle !), ou simplement montrer une volonté relative d\’obtempérer. On a vu Free fournir des listings sous forme papier 😉

Comment se traduit cette neutralité chez Aquilenet?

Pour l\’instant, puisque Aquilenet n\’effectue pas elle-même sa collecte et redistribution, c\’est surtout du côté de FDN qu\’elle se traduit, Aquilenet ne fait que retransmettre le service de FDN, qui correspond bien à son éthique: tout est ouvert et indifférencié, tout simplement. Si les décrets passent, FDN devra commencer à essayer de mettre en place flicage et filtrage (FDN a pour principe de respecter la loi). Aquilenet devra alors se poser la question.

Pourquoi adhérer à l\’association?

Pour nous soutenir ! Financièrement bien sûr, mais aussi Aquilenet commence à toquer à la porte des collectivités locales, et a bien plus de poids lorsqu\’elle a des adhérents derrière.

Enfin, quand est-ce que les premières lignes ADSL pourront être ouvertes et quel sera le prix mensuel de l\’abonnement?

Dès maintenant ! Le prix mensuel est aligné sur celui de FDN, 28€/mois en dégroupé partiel SFR, 41€/mois en non-dégroupé SFR, auquel s\’ajoute le coût de la ligne France Télécom. Des tarifs réduits (27€/36€) sont proposés pour les étudiants, RMIstes, chômeurs, etc.

 

Merci à Samuel pour le temps qu\’il a consacré à cette interview. Vous trouverez davantage d\’informations sur http://www.aquilenet.fr. Si vous avez des questions, n\’hésitez pas à les contacter ou à laisser un commentaire sur ce blog. Je ferai suivre la question à Samuel et tâcherai d\’y répondre rapidement.

Zenity, pour rendre ses scripts plus interactifs

Le contexte est le suivant : Ma belle-mère, que j\’ai converti à Ubuntu il y a maintenant un peu plus d\’un an, s\’est offert il y a quelques jours un lecteur multimédia Archos 3cam Vision. Bien que l\’appareil ne casse pas trois pattes à un canard, il reste raisonnable vu son prix (70€). Bref, Belle-maman étant fan d\’opéras en tous genre, elle a donc extrait plusieurs CD en MP3 (merci Sound Juicer!) et les a transférés sur son Archos. Problème : Un opéra, ça s\’écoute dans l\’ordre et malgré des noms de fichiers suivant l\’ordre alphabétique, les MP3 se retrouvaient complètement mélangés quand on les parcourait depuis le lecteur.

Après quelques recherches, j\’ai appris que chez Archos, ils n\’ont rien trouvé de mieux que de classer les fichiers non pas par ordre alphabétique comme la logique le voudrait, mais par date de transfert… Je ne sais pas quelle est la raison de ce choix mais j\’imagine que Windows doit copier les fichiers d\’un emplacement à un autre par ordre alphabétique et que, comme la majorité des PC tournent sous Windows, blablabla, on connaît la chanson. Il s\’agit d\’une simple supposition mais je ne vois pas vraiment d\’autres explications rationnelles…

Quoi qu\’il en soit c\’est un problème connu et en cherchant un peu sur le Net, j\’ai trouvé une ligne de commande permettant de copier le contenu d\’un dossier vers un autre emplacement en transférant les fichiers un par un dans l\’ordre alphabétique. La ligne provient de et ressemble à ça :

find . -type f -print0 | sort -z -n  | xargs -0 cp --target-directory=\'/media/A3cam/Music/mon_album\'

Seulement voilà! Je me voyais mal expliquer à Belle-maman que pour transférer un album, il fallait qu\’elle crée préalablement dans /media/A3cam/Music un dossier de destination pour l\’album en question, qu\’elle se rende en ligne de commande dans le dossier contenant les MP3 qu\’elle souhaitait transférer et qu\’elle exécute cette ligne de commande tout en modifiant le chemin de destination en conséquence… Dieu sait si j\’aime la ligne de commande mais, même moi, ça me gênerait de devoir faire ça pour mettre correctement de la musique sur mon lecteur MP3. Bref, c\’est là qu\’intervient Zenity et j\’ai envie de dire qu\’après une intro comme ça, il était temps 😉

Zenity, qu\’est-ce que c\’est? Zenity, installé de base sur Ubuntu (et sur Arch avec Gnome?), permet de créer des boîtes de dialogue simples en GTK+ depuis le shell. Ce n\’est pas fait pour créer une interface complète mais ça permet quand même de donner une peu d\’interactivité à ses scripts. Le principe est très simple. La commande zenity suivie d\’une option (–file-selection, –info, –calendar, …) permet de générer une boîte de dialogue. Chaque boîte possède ensuite ses propres options de façon à la personnaliser. Ainsi, j\’ai pu adapter la ligne de commande précédente de la façon suivante :

#!/bin/sh

ARCHOS=\'/media/A3cam/Music\'

if [ ! -d $ARCHOS ]
        zenity --error --text=\"Le lecteur MP3 ne semble pas branché\\!\"
        exit
fi
FILE=`zenity --file-selection --filename=/home/user/Musique/ --directory --title=\"Sélectionnez un dossier à transférer\"`
case $? in

0)

FOLDER=${ARCHOS}/`basename $FILE`

mkdir $FOLDER

find $FILE -type f -print0 | sort -z -n | xargs -0 cp -v --target-directory=\"$FOLDER\"

zenity --info --text=\"Transfert effectué avec Succès\\!\";;

1|-1)

zenity --error --text=\"Impossible d\'effectuer de transfert. Le lecteur MP3 est-il bien branché et allumé? Avez-vous bien sélectionné le dossier à transférer?\";;

esac

Détaillons rapidement tout ça :

  • La première ligne spécifie le chemin vers le dossier Music de l\’Archos. La suite teste l\’existence de ce chemin et renvoie une pop-up d\’erreur le cas échéant.\"Erreur\"
  • On récupère ensuite dans la variable FILE le chemin choisi dans la fenêtre de sélection de dossier créée par Zenity. À noter le paramètre –filename qui permet de présélectionner un dossier, le paramètre –directory qui oblige à ne sélectionner que des dossiers, et le paramètre –title afin de donner un titre à la boîte de dialogue.\"Selection
  • Zenity retourne également un code de sortie qui est égal à 0 si tout s\’est bien passé, 1 ou -1 sinon (erreur, annulation). En bash, la variable $? permet de récupérer le code de sortie de la dernière commande exécutée. Un switch/case classique permet alors de trier ces codes de retour.
    • Si un dossier a bien été sélectionné, on crée un dossier de même nom sur le lecteur MP3 (on notera l\’utilisation de basename qui, entre autres, pour un chemin quelconque renvoie le nom du dossier courant). On exécute la commande qui va faire la copie élément par élément par ordre alphabétique et on génère une pop-up quand cette copie est terminée.\"Transfert
    • Dans le cas où la sélection de dossier retourne un code d\’erreur, on génère une pop-up en conséquence.\"Erreur\"

Ce script est encore perfectible mais il permet de proposer l\’exécution d\’une commande spécifique de manière un tant soit peu interactive. Zenity est au bout du compte très basique mais suffisant pour beaucoup de choses. On notera par exemple le calendrier ou la barre de progression. Enfin de la personnalisation de contenu est possible grâce à des balises type HTML. Une documentation est disponible sur le site de Gnome et sur Ubuntu-fr.

NB : Si quelqu\’un possède un Archos 3cam Vision ou équivalent, a-t-il une idée de comment sont organisés les dossiers? Les fichiers, maintenant c\’est assez clair, mais les dossiers ont l\’air de suivre encore une autre logique… Les gars de chez Archos ont-ils choisi de trier les dossier en fonction de la taille moyenne des noms de fichiers qu\’ils contiennent?!…

Conférence \ »Internet de Libertés\ »

\"Aquilenet\"\"LaComme annoncé dans un précédent billet, l\’association Aquilenet (dont je reparlerai très bientôt) organisait hier à l\’Université Bordeaux IV (Droit) une conférence sur le thème \ »Internet et Liberté\ » avec comme animateur principal Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net. Cette conférence a été découpée en deux parties. La première partie était très attachée au Droit et présentée par le Professeur Jean-Pierre Duprat. La seconde, plus accessible pour un informaticien comme moi, présentait le contexte autour du partage avant de proposer des solutions profitables à tous. Bref, j\’ai pris quelques notes durant cette conférence que je vais tenter de vous faire partager au mieux. Vous me pardonnerez les erreurs au niveau du vocabulaire employé pour la partie \ »Droit\ »…

Intervention du Professeur Duprat

Le Professeur Duprat a commencé par présenter les trois principaux droits et libertés qui sont selon lui impliqués lorsqu\’on parle d\’Internet et des nouveaux outils de communication. Ces libertés/droits sont inscrits dans la Constitution Française et/ou dans la Déclaration des Droits de l\’Homme et du Citoyen de 1789 (DDHC) :

  1. La libre communication des pensées et des opinions.

    Article 11 de la DDHC : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l\’Homme: tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l\’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

  2. La propriété intellectuelle

    Article 2 de la DDHC : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

  3. Protection de la vie privée et en particulier des données personnelles

    Loi du 6 Janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés

La question qui se pose alors et qui résume bien le débat du \ »piratage\ » des œuvres : Comment rendre ces trois libertés/droits compatibles? En effet, le Professeur Duprat remarque deux conflits majeurs :

  • Un conflit entre la liberté de communication et la propriété intellectuelle : il nous faut limiter la liberté de communication afin de ne pas enfreindre la propriété intellectuelle.
  • Un conflit entre la liberté de communication et la protection de la vie privée (et des données privées) : En effet, l\’accès à la libre communication qu\’offre Internet peut permettre l\’accès à des données personnelles.

De ce fait rendre compatible ces libertés demande l\’intervention du législateur. Si j\’ai bien tout compris, la HADOPI a été créée suite à ce constat.
Le Professeur Duprat rappelle que la HADOPI est une Autorité Administrative Indépendante et que de ce fait, elle dispose d\’un pouvoir limité. Il rappelle brièvement ses deux pouvoirs principaux :

  • Un pouvoir de sanction : ce pouvoir est limité et doit être adapté et proportionné pour rester dans la légalité. Dans le cas de la HADOPI, ce pouvoir se manifeste par une sanction pécuniaire en coupant l\’accès Internet de l\’abonné \ »coupable\ » tout en l\’obligeant à continuer de payer son abonnement.
  • Un pouvoir à caractère réglementaire (normatif) : il s\’agit d\’un pouvoir qui autorise à établir des règles particulières, des normes.

Enfin, lorsque le Professeur Duprat évoque les perspectives d\’avenir de la HADOPI, il parle d\’une part d\’une fusion probable de la CNIL et de la CADA (ce qui lui semble assez naturel) et d\’autre part d\’une possible fusion entre l\’ARCEP, le CSA et la HADOPI ce qui, pour reprendre ses termes, semble beaucoup plus délicat compte tenu de leur domaines d\’intervention sensiblement différents. Ces possibles rapprochements viennent des conclusions du rapport Dosière/Vanneste traitant des Autorités Administratives Indépendantes.

Intervention de Jérémie Zimmermann

Jérémie Zimmermann, arborant hier soir un t-shirt Starsky et Hutch du plus bel effet, est co-fondateur et porte parole de la Quadrature du Net. Il a découpé sa présentation en deux parties. D\’une part il a fait un état des lieux des menaces qui pèsent sur l\’Internet que nous connaissons et d\’autre part, il a proposé quelques pistes très intéressantes pour adapter le droit d\’auteur à l\’ère du numérique.

Avant toute chose, il nous donne une définition de la \ »neutralité du net\ ». C\’est une définition simple mais très efficace :

neutralité du net = un seul et même Internet pour tous (tous contenus, tous services, …)

Quelles sont les menaces à cette neutralité selon Jérémie?

  • Des menaces politiques. Pas besoin d\’en dire beaucoup plus à ce sujet. Les cas de la Chine ou de la Tunisie il y a quelques temps parlent d\’eux-mêmes.
  • Des menaces économiques. Jérémie évoque en particulier les opérateurs de Télécoms. Ces opérateurs différencient par exemple les flux téléphoniques (une minute d\’appel aux États-Unis coûte plus cher qu\’une minute d\’appel à son voisin (hors forfaits box illimtés) mais se retrouvent à devoir gérer un Internet qu\’il est difficile de contrôler. Ils appliquent alors des restrictions ciblées comme pour l\’Internet mobile qui est illimité mais avec lequel il ne faut pas dépasser 10Mo de mail… Ou encore certains opérateurs qui bloquent la VoIP.
  • Enfin, des menaces des industries culturelles et du divertissement. Alors que ces industries contrôlaient jusqu\’à maintenant toute la chaîne de production/distribution, elles se retrouvent face à de nouveaux outils qui font en partie ce travail à leur place. Jérémie rappelle qu\’à l\’époque de l\’apparition de la cassette audio enregistrable, ces industries craignaient que le marché de la musique s\’effondre. Ce ne fut pas le cas. De même lors de l\’apparition des VHS. Etc..etc… Les exemples ne manquent pas. Il démontre sans trop de problèmes que ces peurs ne sont pas justifiées et que les préjudices subits par ces industries ne sont que supposés.

Jérémie évoque ensuite la HADOPI (version 2, celle en place). Pour lui, cette haute autorité est déjà morte et enterrée. Il met dans le même sac le directive IPRED2 et l\’ACTA et explique que toutes ces mesures font jouer aux intermédiaires (FAI, services) le rôle de police privée du copyright. Ce qui bien entendu est un problème majeur!

Dans sa seconde partie, Jérémie propose des solutions pour combiner le partage et les droits d\’auteur. Ou comment financer la création à l\’ère du numérique?

Il revient d\’abord sur quelques points qui lui semble importants. Premièrement, pourquoi ne pas distinguer les revenus des auteurs/artistes et des intermédiaires. En effet, dans de très nombreux cas, les auteurs/artistes ne touchent même pas 10% du prix de vente d\’un disque ou d\’un livre. Pourquoi ne pas commencer par attaquer les contrats de production qui tuent la création. Il donne en exemple des contrats de production américains qui obligent des artistes à s\’engager pour 7 albums!

Jérémie nous parle ensuite de pas mal d\’études récentes menées dans plusieurs pays du globe par des cabinets indépendants. En particulier, il cite une étude américaine d\’Octobre 2010 qui montre que depuis l\’apparition de Napster et des réseaux d\’échange P2P, les concerts au États-Unis ont explosés. D\’autres études (en Allemagne, aux États-Unis, en France, …) montrent que ceux qui partagent le plus sont aussi ceux qui achètent le plus et participent le plus aux activités culturelles (concerts, cinéma, …). Une adresse pour retrouver tous les rapports cités : http://www.laquadrature.net/wiki/Documents

Jérémie propose plusieurs solutions et en particulier de revoir la vision du droit d\’auteur pour l\’adapter aux technologies actuelles, aux usages sociaux et pour garantir l\’interconnexion. D\’un point de vue concret, cela se traduirait par l\’ajout d\’une exception (au sens juridique) dans le droit d\’auteur pour autoriser le partage sans but commercial. Un intervenant, professeur de droit, propose de créer un droit d\’exploitation. Des moyens un peu différents pour une même finalité. Jérémie suggère également que la société toute entière pourrait financer la création. Évoquant ainsi la licence globale ou des taxes sur certains produits (téléphones, connexion internet).

Pour conclure, Jérémie Zimmermann cite Isaac Le Chapelier, homme politique français du XVIIIème siècle :

La plus sacrée, la plus légitime, la plus inattaquable, et, si je puis parler ainsi, la plus personnelle de toutes les propriétés, est l’ouvrage fruit de la pensée d’un écrivain ; c’est une propriété d’un genre tout différent des autres propriétés. Lorsqu’un auteur fait imprimer un ouvrage ou représenter une pièce, il les livre au public, qui s’en empare quand ils sont bons, qui les lit, qui les apprend, qui les répète, qui s’en pénètre et qui en fait sa propriété.

Conclusion

Je n\’ai fait là qu\’un résumé des notes que j\’ai prises. La conférence aura duré une bonne heure et demi. L\’association Aquilenet a d\’ores et déjà mis à disposition une version audio de cette conférence. Le torrent permettant de la récupérer est disponible à cette adresse. N\’hésitez pas à seeder 😉 Enfin, une vidéo en cours de traitement devrait également être disponible sous peu. Je tâcherai de faire un billet quand ce sera le cas. Bref, merci à eux d\’avoir organisé cet événement! Et merci aux intervenants pour la qualité de leurs interventions.

Mise à jour : Aquilenet a mis en ligne la version audio et vidéo de cette conférence mais également la version audio du débat qui a eu lieu le lendemain soir à l\’Utopia. Tout est disponible en torrent et en téléchargement direct à cette adresse.

Mon premier paquet AUR : fortune-mod-kaamelott

Suite au billet de Devil505 expliquant qu\’il avait packagé pour Frugalware et pour l\’application fortune-mod des citations des Tontons Flingueurs, je me suis dit qu\’il était temps pour moi de proposer mon premier paquet AUR pour ArchLinux sur le même principe. En effet, il y a quelques mois, j\’avais extrait de Wikiquote.org plus de 500 citations de la série Kaamelott de façon à les utiliser avec fortune. Je faisais l\’installation à la main sous Ubuntu (si on peut vraiment parler d\’installation vu qu\’il s\’agit de copier deux fichiers…). Dorénavant, il suffira de faire sous ArchLinux :

$ yaourt -S fortune-mod fortune-mod-kaamelott

Permettant ainsi d\’avoir de superbes citations :

$ fortune kaamelott
C est pas que c est difficile de la récupérer... C est que c est sa mère
difficile de la récupérer, la race de sa grand-mère !
[Karadoc, Livre IV, Le Vice De Forme]

Bref, je vais profiter de ce billet pour expliquer brièvement comment j\’ai créé et soumis ce paquet AUR. Le principe est finalement très simple puisque que j\’ai créé d\’une part une archive des \ »sources\ » hébergée sur mon serveur contenant les citations de Kaamelott au format \ »fortune\ » et d\’autre part une archive contenant le fichier PKGBUILD qui permet de décrire le paquet (que ce soit des informations sur la version ou la licence comme la fonction permettant l\’installation). Pour écrire ce fichier, je me suis inspiré de PKGBUILD existants et notamment celui de fortume-mod-chucknorris. Voilà ce que ça donne :

# Maintainer: François Tessier

pkgname=fortune-mod-kaamelott
pkgver=1
pkgrel=1
pkgdesc=\"French Fortune cookies from Kaamelott\"
arch=(any)
license=(\'CCPL\')
depends=(fortune-mod)
makedepends=(coreutils)
source=\"http://www.francoistessier.info/blog/wp-content/uploads/2011/02/fortune-kaamelott.tar.gz\"
url=\"http://www.francoistessier.info/blog/2011/02/14/mon-premier-paquet-aur-fortune-mod-kaamelott\"
md5sums=(\'a490897ecfdf4b1944e1411bd97b6a17\')

build() {
  cd $startdir/src
  mkdir -p $startdir/pkg/usr/share/fortune
  fold -w 80 -s fortune-kaamelott/kaamelott > \\
  	$startdir/pkg/usr/share/fortune/kaamelott || exit 1
  strfile $startdir/pkg/usr/share/fortune/kaamelott || exit 2
}

Quelques précisions concernant cette archive : une fois le PKGBUILD rédigé, j\’ai dû générer le hash MD5 du fichier spécifié dans le champ \ »source\ ». Un outils permet de faire ça simplement : makepkg. Ainsi, une fois dans le dossier contenant mon PKGBUILD :

$ makepkg -g >> PKGBUILD

Cette commande va télécharger la source, en générer le hash et l\’écrire à la fin du fichier PKGBUILD. Pour plus de lisibilité, j\’ai déplacé cette ligne au-dessus de la fonction build(). Enfin, pour générer proprement l\’archive qu\’il faudra uploader sur http://aur.archlinux.org, toujours dans le même dossier :

$ makepkg --source

Un fichier fortune-mod-kaamelott-1-1.src.tar.gz a été créé. L\’upload s\’est bien passé et l\’installation via yaourt aussi! Bref, je suis vraiment très impressionné par la simplicité de la procédure permettant de soumettre un paquet AUR. Qui plus est la documentation est assez fournie. Ce système est vraiment puissant et encourage la communauté à participer ou tout du moins ne la décourage pas! Qui dit mieux?!

PS : Les citations de Wikiquote.org étant sous licence CC by-sa, j\’ai soumis mon paquet à la même licence et j\’ai cité Wikiquote.org dans mon README. Qu\’en pensez-vous? Suis-je bien en règle en procédant ainsi?

Réparer l\’erreur MySQL : Table \’./ma_base/ma_table\’ is marked as crashed and last (automatic?) repair failed

\"MySQLJ\’ai sur mon serveur une tâche Cron qui met à jour mes flux RSS toutes les 15 minutes dans la base de données MySQL de RssLounge. Or, après une mise à jour de certains paquets de ma Ubuntu Server 10.04 (dont MySQL), plus moyen d\’accéder à la table dans laquelle sont stockés ces flux. Que ce soit depuis l\’application RssLounge ou depuis la ligne de commande, MySQL me renvoie l\’erreur suivante :

Table \’./ma_base/ma_table\’ is marked as crashed and last (automatic?) repair failed

Ceci est tout simplement dû au fait que des opérations d\’insertion sur cette table étaient en cours d\’exécution au moment où la procédure de mise à jour a arrêté le service MySQL. Le fichier contenant les enregistrements, ma_table.MYI, est donc corrompu. Il existe cependant une procédure de réparation assez simple grâce à l\’outil myisamchk présent avec l\’installation de MySQL. Comme vous l\’aurez compris, cette procédure n\’est valable que pour les tables de type MyISAM.

Dans un premier temps, nous allons couper les services d\’Apache et MySQL de façon à ne pas créer de nouveaux conflits durant la procédure de réparation.

$ sudo /etc/init.d/apache2 stop
$ sudo /etc/init.d/mysql stop

Nous allons ensuite vérifier que le fichier que nous souhaitons réparer contient bien des erreurs (en gros, qu\’on a bien choisi le fichier corrompu) :

$ sudo myisamchk /var/lib/mysql/ma_base/ma_table.MYI
Data records:    4945   Deleted blocks:       0
myisamchk: warning: Table is marked as crashed and last repair failed
- check file-size
myisamchk: warning: Size of indexfile is: 602112        Should be: 53248
- check record delete-chain
- check key delete-chain
- check index reference
- check data record references index: 1
myisamchk: error: Found 4943 keys of 4945
- check record links
myisamchk: error: Record-count is not ok; is 4943         Should be: 4945
myisamchk: warning: Found 1870736 deleted space.   Should be 0
myisamchk: warning: Found        971 deleted blocks       Should be: 0
myisamchk: warning: Found       9665 key parts. Should be: 4943
MyISAM-table \'/var/lib/mysql/ma_base/ma_table.MYI\' is corrupted
Fix it using switch \"-r\" or \"-o\"

Maintenant que nous sommes sûr qu\’il s\’agit de ce fichier, nous allons tout simplement tenter la procédure de réparation. La première chose à essayer (qui a fonctionné pour moi) est l\’option \ »-r\ » ou \ »–recover\ ». Il s\’agit d\’une méthode de réparation efficace qui corrige à priori la majorité des problèmes de corruption dans une table. Dans le cas où cette méthode échouerai, l\’option \ »-o\ » ou \ »–safe-recover\ » peut être tentée. On a donc :

$ sudo myisamchk -r /var/lib/mysql/ma_base/ma_table.MYI
- recovering (with sort) MyISAM-table \'/var/lib/mysql/ma_base/ma_table.MYI\'
Data records: 4945
- Fixing index 1
- Fixing index 2
- Fixing index 3
- Fixing index 4
- Fixing index 5
- Fixing index 6
Data records: 4943

Et on vérifie :

sudo myisamchk /var/lib/mysql/ma_base/ma_table.MYI
Checking MyISAM file: /var/lib/mysql/ma_base/ma_table.MYI
Data records:    4943   Deleted blocks:       0
- check file-size
- check record delete-chain
- check key delete-chain
- check index reference
- check data record references index: 1
- check data record references index: 2
- check data record references index: 3
- check data record references index: 4
- check data record references index: 5
- check data record references index: 6
- check record links

Enfin, on relance Apache et MySQL :

$ sudo /etc/init.d/mysql start
$ sudo /etc/init.d/apache2 start

Et si tout va bien, tout refonctionne comme si de rien n\’était!

Xtreamer : Disque dur multimedia sous Linux

\"Xtreamer\"J\’ai acheté il y a quelques mois un disque dur multimédia de marque Xtreamer. Mon choix s\’était porté sur ce modèle entre autres pour les raisons suivantes :

  • le prix : environ 120€ frais de port inclus;
  • les spécifications : Disque dur réseau, emplacement pour un disque dur interne 2,5\’, ports USB, WiFi (avec l\’antenne vendue séparément pour 20€), HD, etc…;
  • et surtout : le firmware du boîtier est un linux avec serveur web intégré s\’il-vous-plaît!

Ce dernier point est déterminant par rapport à d\’autres modèles au firmware propriétaire. En effet, depuis la sortie du produit, les mises à jour sont régulières avec à chaque release des corrections de bugs mais aussi l\’ajout de nouvelles fonctionnalités (récemment, par exemple, une prise en charge complète des MKV, une meilleure gestion des sous-titres, etc…). De plus, le choix d\’un firmware ouvert a permis de développer une importante communauté autour de ce produit. Ainsi, en plus des nouveautés proposées par le constructeur, de nombreux contributeurs ont participé à créer de nouveaux modules. On a donc vu apparaître ces derniers mois un gestionnaire de photos, une bibliothèque de skins pour l\’interface utilisateur, l\’intégration de transmission dans le firmware, une interface de lecture de flux vidéos, des jeux, et j\’en passe et des meilleurs.

Bref, ce billet ressemble à une publicité pour Xtreamer mais c\’est vraiment mérité! C\’est un exemple concret du succès d\’un firmware open-source. Lors de sa sortie, des disques durs multimédia type \ »Popcorn Hour\ » surpassaient nettement ce modèle. Aujourd\’hui, grâce à une communauté grandissante et efficace, et surtout grâce à un effort important de l\’équipe de développement de Xtreamer pour interagir avec cette communauté et lui donner tous les moyens nécessaires à son développement, je ne suis pas certain que ce soit encore vrai.

Depuis, la société a diversifié ses activités autour de ce concept de firmware à base de linux en proposant une version Pro du disque dur multimédia et un NAS à deux baies SATA 3,5\’.

Trier et supprimer les doublons d\’un fichier sous Linux

\"Terminal\"Dans le cadre du débuggage d\’un programme C, j\’ai été amené à écrire dans un fichier plus de 5 millions de valeurs numériques dans le but de les trier ensuite et de supprimer les doublons (\ »Ah le mec qui debug avec des printf()!\ » – Ouai ben des fois y\’a que ça d\’efficace!) . Une fois ce fichier généré, soit environ 40Mo, je me suis posé la question de l\’outil à utiliser pour effectuer les opérations dont j\’avais besoin. J\’ai pensé à plusieurs choses :

  • Ouvrir le fichier avec LibreOffice Calc mais il se trouve que celui-ci est limité à un peu plus de 100 000 lignes et ne permet donc pas d\’exploiter mon fichier.
  • Insérer en base de données les valeurs et effectuer les opérations en SQL. Problème : Il faut une base de données à disposition d\’une part et si c\’est le cas, MySQL via PhpMyAdmin refuse d\’importer le fichier car il est, semble-t-il, trop volumineux.
  • Écrire un programme qui lit le fichier, stocke toutes la valeurs dans un tableau et effectue les opérations nécessaires. Seulement voilà, on n\’a pas forcément l\’envie ni le temps d\’écrire un programme pour un traitement aussi commun.

Bref, c\’est là qu\’intervient Linux et la puissance des outils qui lui sont associés. Dans un terminal :

$ sort -g mon_fichier | uniq > mon_nouveau_fichier

C\’est aussi simple que ça! Et le temps d\’exécution est très raisonnable :

$ time sort -g mon_fichier | uniq > mon_nouveau_fichier 

real	0m8.013s
user	1m0.326s
sys	0m0.403s

Quelques brèves explications :

  • sort -g permet le tri en prenant l\’ordre des valeurs numériques et pas l\’ordre alphanumérique classique. Sans cette option, on aurait un résultat de ce type : 1, 10, 100, 1000, 11, 110, 1110, …
  • uniq permet de supprimer les doublons et de renvoyer les valeurs uniques.

Certes ce n\’est pas quelque chose dont on a besoin tous les jours mais ça permet de montrer encore une fois la diversité et la puissance des outils fournis sous Linux. Et ça encourage à chercher du côté de ces petits utilitaires avant de tenter des choses improbables ou de réinventer la roue…

Manuel de sort
Manuel de uniq

EDIT : Il est aussi possible d\’effectuer le tout (tri + suppression des doublons) en ajoutant -u au sort. On aura donc sort -gu mon_fichier > mon_nouveau_fichier. Au niveau du temps d\’exécution il n\’y a aucune différence et le résultat est identique. Merci AP pour l\’info!

Mes premières impressions sous Arch Linux

\"ArchJ\’ai reçu la semaine dernière mon nouveau matériel professionnel à savoir un Dell Latitude E6510 avec station d\’accueil et un écran supplémentaire pour du dual sreen. J\’en profite d\’ailleurs pour souligner qu\’il est possible pour cette gamme de commander une machine sans OS! Bref, après un petit moment d\’hésitation, j\’ai décidé de me lancer dans l\’aventure Arch Linux. Je suis pourtant utilisateur d\’Ubuntu depuis 5 ans environ. Mon serveur et mon ordinateur fixe personnels tournent d\’ailleurs encore avec cette distribution. Je vais tenter dans un premier temps de vous expliquer brièvement les facteurs de ce changement. Puis je tâcherai de faire un bilan de ces 10 premiers jours sous Arch!

De Ubuntu à Arch Linux

Il y a plusieurs raisons qui m\’ont fait choisir Arch Linux comme nouvelle distribution. Premièrement, ça fait un moment que j\’en entend parler et à chaque fois en bien. Ensuite, je suis suffisamment curieux pour oser me lancer! Il y a aussi le fait qu\’Arch Linux est réservé à des utilisateurs avancés et c\’est quelque chose qui me plaît bien (on est totalement maître de son système et ça flatte l’ego :-D). Le principe de rolling release m\’a aussi beaucoup tenté. Enfin -troll inside- les derniers choix faits par Canonical ne m\’ont pas vraiment convaincu ou en tous cas ne répondent pas à mes attentes (plus orienté réseaux sociaux, ajout de logiciels propriétaires dans la logithèque, etc…). Attention, je ne fais pas le procès d\’Ubuntu! Si le libre en est là où il est aujourd\’hui c\’est, je pense, en grande partie grâce à Ubuntu qui a su le démocratiser un peu plus. Quoi qu\’il en soit, pour toutes ces raisons et pour d\’autres encore, j\’ai tenté l\’expérience Arch!

L\’installation

Pour commencer, je suis parti sur l\’installation par le net. L\’iso à télécharger fait ainsi moins de 200Mo et tous les paquets nécessaires sont récupérés durant le processus d\’installation. Chose importante, Arch Linux ne contient rien à la base (Pas d\’interface graphique par exemple). Il vous faudra tout installer et c\’est ça le principal atout de cette distribution selon moi. Quelques précisions pour ceux qui voudraient s\’y essayer :

  • Le mieux est de suivre ce tutoriel en français très bien fait.
  • Ne mettez pas la swap en premier sur le disque (sur sda1). Ça ne lui plaît pas du tout! Pour ma part, j\’ai découpé mon disque de cette manière :
    \"Partitions\"
  • Enfin pour le choix du serveur à utiliser pour récupérer les paquets, choisissez soit celui de archlinux.org (lent mais fonctionnel), soit un en fonction de cette page. Lors de ma première tentative d\’installation, j\’en ai choisi un au hasard et il se trouve qu\’il ne possédait pas la moitié des paquets…

Je ne vais pas détailler le processus d\’installation. Des tutoriels font ça très bien et le wiki d\’ArchLinux est on ne peut plus complet. Ce qui m\’a pris le plus de temps a été la configuration de Xorg, dont l\’ex-fichier xorg.conf est maintenant découpé en plusieurs fichiers dans /etc/X11/xorg.conf.d/. Les deux conseils que je pourrais vous donner c\’est de ne pas tenter tout de suite le dual screen, je veux dire pas avant d\’avoir installé Xorg correctement, et de bien suivre les conseils donnés dans le wiki (ici et ). Une fois que vous aurez installé un gestionnaire de bureau (Gnome par exemple) et si vous avez choisi d\’utiliser les drivers de carte graphique propriétaires pensez qu\’ils sont installés avec des outils qui génèrent les fichiers de configuration du serveur X à votre place (NVIDIA X Server Settings ou Catalyst Control Center). En revanche, ils génèrent encore le xorg.conf mais à priori, il suffit juste de le renommer et de le déplacer au bon endroit :

sudo mv /etc/X11/xorg.conf /etc/X11/xorg.conf.d/10-monitor.conf

Premières impressions

Voilà 10 jours que j\’utilise quotidiennement Arch Linux et je dois dire que j\’en suis très satisfait. Alors certes, l\’installation est longue (j\’y ai passé une journée) puisqu\’il faut vraiment tout installer mais il faut prendre en compte qu\’Arch Linux ne se réinstalle pas. Le système de rolling release assure d\’avoir toujours une distribution à jour et donc pas de mises à jour de versions importantes. La documentation est très fournie et pour peu qu\’on soit à l\’aise avec la ligne de commande, ça passe tout seul. Une fois que tout est en place c\’est impeccable. On est maître de tout et ça, pour quelqu\’un qui n\’a pas peur de mettre un peu les mains dans le cambouis, c\’est fantastique! Côté gestionnaire de bureau, j\’ai fait le choix de Gnome avec le thème Equinox et le jeu d\’icône Faenza (Merci Nicolargo ;)). Enfin, pour terminer sur le bon côté de la chose, le gestionnaire de paquet, pacman, est vraiment très puissant et les paquets AUR sont une source inépuisable de logiciels.

Seulement voilà! Tout n\’est pas rose sous Arch Linux. Il y a quand même quelques petits inconvénients. Premièrement, c\’est un peu \ »roots\ ». Pour quelqu\’un qui n\’a pas envie de se prendre la tête, ce sera vite décourageant. Une installation d\’Ubuntu prend maintenant une heure maximum. Une installation d\’Arch Linux (j’entends par là le système, l\’ajout d\’interface graphique, les paquets de base et tout et tout…) prend nettement plus de temps, en tous cas la première fois. Mais on apprend beaucoup sur le fonctionnement de son système et ça c\’est inestimable! Deuxièmement, le système de rolling release choisi par Arch Linux a aussi ses inconvénients. Deux exemples issus de mon expérience : la mise à jour vers la toute dernière version de Thunderbird m\’a obligé à fouiller sur le net pour trouver une version de Lightning (agenda) compatible. La version proposée via l\’interface d\’installation de modules de Thunderbird ne l\’était plus… Ensuite une mise à jour \ »buggée\ » d\’Empathy m\’a privé quelques heures de messagerie instantanée. Heureusement, ce sont des choses qui sont très vite corrigées et ne pose finalement pas tant de problèmes que ça. Troisièmement, il y a des automatismes à acquérir. Notamment avec le passage de apt-get à pacman. Ce dernier suivant une logique qui me dépasse quant au nom de ses arguments. Petit comparatif :

[table id=3 /]

Il faut avouer que c\’est spécial… Mais après quelques heures d\’utilisation ça ne pose plus vraiment de problèmes. Enfin, et ce n\’est pas tant la faute d\’Arch Linux que des constructeurs de matériel, il est parfois difficile de trouver les pilotes pour certains périphériques. Je pense en particulier à la webcam incrustée dans l\’écran du E6510 que je n\’ai toujours pas réussi à faire fonctionner… La documentation technique de chez Dell ne m\’a pas permis de déterminer quel pilote installer. Une Ubuntu, par exemple, détectera ce type de matériel et installera les pilotes nécessaires.

Conclusion

Je n\’utilise Arch Linux que depuis 10 jours donc ce n\’est pas encore très facile de se faire un avis mais je suis pour le moment très satisfait. Je n\’exclue pas de passer également mes machines personnelles sous cette distribution. Il y a certes quelques couacs de temps à autre mais c\’est un moindre mal comparé à la satisfaction qu\’apporte un système stable, à jour et dont on est complètement maître. Qui plus est, le système étant \ »vide\ » au départ on installe vraiment que ce dont on a besoin, ce qui rend la distribution très légère et réactive.

PS : Si certains sont tentés de passer sous Arch Linux, n\’hésitez pas à poser vos questions dans les commentaires. J\’en ai eu pas mal moi-même, notamment pour les fichiers de configuration type rc.conf ou pacman.conf, donc je pourrais peut-être y répondre.

Nouveau pilote ATI Catalyst 10.10 pour Linux

\"CarteJe fais suite à cet article sur le problème rencontré par certains avec les pilotes ATI Catalyst 10.09 et le noyau 2.6.32-25 dans lequel j\’avais promis à un lecteur de publier un article dès qu\’une nouvelle version de ce driver serait disponible. Et bien c\’est le cas depuis 4 jours maintenant. Cette version semble corriger le problème. Le tout est téléchargeable à cette adresse (même fichier pour système 32 ou 64 bits). Ensuite l\’installation se fait sans problème de cette manière :

$ sudo sh ati-driver-installer-10-10-x86.x86_64.run
[sudo] password for login:
Created directory fglrx-install.6JfbL5
Verifying archive integrity... All good.
Uncompressing ATI Catalyst(TM) Proprietary Driver-8.783.......
.....................................................................................
.....................................................................................
============================================
 ATI Technologies Catalyst(TM) Proprietary Driver Installer/Packager
============================================
Detected configuration:
Architecture: x86_64 (64-bit)
X Server: X.Org 7.5 64-bit
loki_setup: directory: (null)
Removing temporary directory: fglrx-install.6JfbL5
$

Durant le processus, vous pouvez à priori laisser toutes les options proposées par défaut.
Un reboot plus tard et tout refonctionne parfaitement, comme avant ;-). Si vous rencontrez malgré tout quelques soucis, je vous publie mon fichier /etc/X11/xorg.conf généré par le processus d\’installation. Il est valable pour une carte radeon HD et pour un seul écran :

# xorg.conf (X.Org X Window System server configuration file)

Section \"ServerLayout\"
	Identifier     \"aticonfig Layout\"
	Screen      0  \"aticonfig-Screen[0]-0\" 0 0
EndSection

Section \"Module\"
EndSection

Section \"Monitor\"
	Identifier   \"Configured Monitor\"
EndSection

Section \"Monitor\"
	Identifier   \"aticonfig-Monitor[0]-0\"
	Option	    \"VendorName\" \"ATI Proprietary Driver\"
	Option	    \"ModelName\" \"Generic Autodetecting Monitor\"
	Option	    \"DPMS\" \"true\"
EndSection

Section \"Device\"
	Identifier  \"Configured Video Device\"
	Driver      \"radeonhd\"
	Option	    \"DRI\"
EndSection

Section \"Device\"
	Identifier  \"aticonfig-Device[0]-0\"
	Driver      \"fglrx\"
	BusID       \"PCI:2:0:0\"
EndSection

Section \"Screen\"
	Identifier \"Default Screen\"
	Device     \"Configured Video Device\"
	Monitor    \"Configured Monitor\"
EndSection

Section \"Screen\"
	Identifier \"aticonfig-Screen[0]-0\"
	Device     \"aticonfig-Device[0]-0\"
	Monitor    \"aticonfig-Monitor[0]-0\"
	DefaultDepth     24
	SubSection \"Display\"
		Viewport   0 0
		Depth     24
	EndSubSection
EndSection